Formation des sages-femmes : le Minsanté et l’Université de Buea à la recherche de solutions durables /

Formation des sages-femmes : le Minsanté et l’Université de Buea à la recherche de solutions durables

Publié le 23 Jan 2026  

En marge de la visite de travail qu’il a effectuée ce vendredi dans la région du Sud-Ouest, le ministre de la Santé publique a présidé une séance de travail avec une délégation de l’Université de Buea conduite par le Vice-Chancellor. Les échanges ont porté sur la situation liée à la délivrance des diplômes, relevés de notes et attestations de réussite des sages-femmes et maïeuticiens formés sous la tutelle académique de cette institution.

La rencontre s’inscrit dans le cadre du Mémorandum d’entente (MoU) liant le ministère de la Santé publique et le ministère de l’Enseignement supérieur, qui confère à l’Université de Buea la responsabilité académique de la formation des sages-femmes/maïeuticiens. À ce titre, la délivrance des documents académiques aux étudiants ayant achevé leur formation constitue l’une des obligations majeures de l’institution universitaire.

Il ressort des échanges qu’à date, environ 319 étudiants issus des promotions 2014-2017 à 2020-2023, bien que disposant de dossiers complets, n’ont pas encore reçu leurs relevés de notes, attestations de réussite ou diplômes. Une situation susceptible de freiner leur insertion socio-professionnelle et de les priver des opportunités offertes par le marché de l’emploi.

Les discussions ont également permis de relever que la convention initiale entre les deux départements ministériels, signée en 2015 et renouvelée en 2020, est arrivée à expiration en octobre 2020. Cette convention encadrait la formation des sages-femmes et précisait les engagements réciproques des parties. Son expiration, conjuguée à certaines difficultés dans sa mise en œuvre, est apparue comme l’un des facteurs explicatifs des dysfonctionnements observés.

Sur le plan chiffré, 1 919 diplômes avaient été identifiés au stade du traitement des dossiers, 1 515 ont effectivement été délivrés et réceptionnés par les candidats, laissant 404 diplômes en attente. Cette situation, a-t-il été relevé, contribue à entretenir un climat social tendu entre les parties prenantes et au sein des bénéficiaires.

Toutefois, l’analyse des dossiers révèle que 85 étudiants parmi les cas en suspens ne remplissent pas les conditions requises pour l’obtention du diplôme, en raison notamment d’irrégularités académiques, de notes non traçables ou de manquements liés à la régularité de la formation.

Afin d’examiner l’ensemble des contours de cette question et d’identifier des solutions appropriées, le ministre de la Santé publique a annoncé le déploiement d’une mission d’échanges et d’évaluation conduite par l’Inspecteur général des services administratifs de son département. Ladite mission séjournera à l’Université de Buea du 22 au 23 janvier 2026. Elle devra, entre autres, évaluer la mise en œuvre de la convention arrivée à échéance et formuler des recommandations, y compris sur l’opportunité d’une nouvelle convention.

À travers cette démarche, le gouvernement réaffirme sa volonté de préserver la qualité de la formation du personnel de santé et de garantir aux étudiants remplissant les conditions requises l’accès effectif aux diplômes, gages de leur insertion professionnelle et de leur contribution au renforcement du système de santé national.

Clavière NKEN, Chef CELCOM MINSANTÉ

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