Lutte contre la tuberculose Renforcer la mobilisation nationale /

Lutte contre la tuberculose Renforcer la mobilisation nationale

Publié le 20 Mar 2026  

26 924 cas de tuberculose, toutes formes confondues, ont été enregistrés en 2025 au Cameroun. L'état des lieux de la maladie a été présenté par le Dr Malachie MANAOUDA, le 19 mars 2026, au cours d'une déclaration de presse à Yaoundé.

« Oui ! Nous pouvons mettre fin à la tuberculose ! », c'est le thème retenu pour la commémoration de la 33ᵉ Journée mondiale de lutte contre la tuberculose. Dans ce sillage, le Cameroun se mobilise pour intensifier sa riposte contre cette maladie qui reste un défi majeur de santé publique. Car, malgré les progrès enregistrés ces dernières années, la tuberculose demeure une préoccupation majeure.

Si au niveau mondial, plus de 4 000 personnes meurent chaque jour de cette maladie, et près de 30 000 nouveaux cas sont enregistrés quotidiennement dans le monde, selon le rapport 2025 de l’OMS, le taux d’incidence de la maladie est estimée dans notre pays à 132 nouveaux cas pour 100 000 habitants, soit environ 36 466 cas attendus. La mortalité est, quant à elle, évaluée à 17 décès pour 100 000 habitants.

Pour l'année écoulée, le Programme National de Lutte contre la Tuberculose a notifié 26 924 cas toutes formes confondues, dont 9,6 % chez les enfants. Parmi eux, 170 cas concernaient des formes multirésistantes.

Il est révélé que les activités communautaires ont contribué à 14,7 % de la détection, traduisant une implication croissante des acteurs de terrain. Autre évolution notable : la co-infection TB/VIH est en baisse. Elle est estimée à 15 %, avec plus de 98 % des patients concernés mis sous traitement antirétroviral. La population carcérale reste une cible prioritaire, avec 732 cas détectés et pris en charge.

Pour l'instant, le Cameroun dispose d’un réseau diagnostique structuré couvrant l’ensemble du territoire, avec 340 centres de microscopie fonctionnels, 75 plateformes GeneXpert, 56 dispositifs TB-LAMP, 35 équipements TRUENAT, 2 laboratoires spécialisés. Ce dispositif assure un dépistage de qualité et réduit les délais entre diagnostic et mise sous traitement, contribuant à l’amélioration des indicateurs sanitaires.

Malgré ces avancées, plusieurs obstacles subsistent : La sous-notification des cas reste préoccupante; des efforts doivent être aussi faits pour la recherche active, le traçage des contacts et l’implication du secteur privé; il en est de même pour la maintenance des équipements, la disponibilité des consommables et l’efficacité du transport des échantillons, entre autres.

« Oui, nous pouvons mettre fin à la tuberculose d’ici 2035 », a affirmé le Ministre, appelant à accélérer les investissements, à renforcer l’engagement communautaire et à consolider la solidarité internationale. Le Dr Malachie MANAOUDA a réaffirmé la volonté du gouvernement à garantir l’accès gratuit aux traitements et à transformer les engagements en résultats concrets au bénéfice de toutes les populations.

Dans cette dynamique, les professionnels des médias ont été appelés à jouer un rôle clé dans la diffusion d’informations fiables et la sensibilisation des populations.

Audrey OROCK / MINSANTE / CELCOM

Le Minsante

la santé, un avenir prometteur.

la vision de développement à long terme du Gouvernement est l’accession du Cameroun au stade de pays émergent aussi bien du point de vue économique qu’industriel à l’horizon 2035. Dans cette perspective, le rôle du secteur de la santé est fondamental dans la mesure où il ne saurait y avoir de développement sans une bonne santé des populations.

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