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MINSANTE L'usage de Drogues Un Phénomène Protéiforme

Publié le 10 Apr 2026  

La consommation de drogues change de visage, de forme, selon les cultures et les contextes. Elle peut être un trafic, une addiction ou un  fait récréatif. Elle gangrène les communautés et devient un véritable problème de santé publique au Cameroun. Avec l’aide des partenaires, le pays s’active à trouver des stratégies de prévention

L’une des plus propices en ce moment est la réduction des risques (RdR). Qu’elle soit consommée par inhalation, ingestion, sniffage, application muqueuse ou injection, les risques encourus par ces usagers de drogues sont multiples, à savoir: la contamination du virus de l’immunodéficience humaine (VIH),  celui du virus de l’Hépatite B (VHC), de l’Hépatite C (VHC), ou de la Tuberculose (TB) entre autres. C’est sous ce prisme que le Comité National de Lutte contre la Drogue (CNLD) du Ministère de la Santé Publique, grâce à un financement de Care International Cameroun, a organisé à Ebolowa dans la Région du Sud, un atelier de cinq jours (6 au 11 avril 2026). Ladite rencontre, avait pour but, la validation des livrables de l’assistance technique internationale sur la réduction des risques liés à l’usage de drogues. Notamment : des documents stratégiques nationaux, des procédures opérationnelles standards, des modules de formation, ainsi que des outils de suivi évaluation essentiels au déploiement harmonisé des interventions RdR. On y a noté l’importante participation de plusieurs parties prenantes, sous la coordination technique du cabinet International Africa Synergy plus. 

 Des statistiques effroyables 

Selon le CNLD, le Cameroun compte 74,4% des Usagers de Drogues (UD), dont 8,7% sont infectés par le VIH. Et de manière spécifique, 25,5 % ont été identifiés comme Usagers de Drogues par Injection (UDI), dont 18, 7%  sont infectés au VIH. Rappelons que ce type de consommation est étroitement associé aux risques très élevés de transmission des infections sexuellement transmissibles, à  l' instar du VIH. L’urgence d’un plan opérationnel du programme de réduction des risques chez les usagers de drogues pour la période 2026-2030 est donc plus qu’une nécessité. Ce plan s’inscrit dans l’implémentation des politiques publiques de lutte contre les drogues et de riposte contre le VIH/SIDA au Cameroun.

 « Il vaut mieux prévenir que guérir »

Le programme RdR n’est pas une apologie à la consommation des drogues. Il est plutôt un accompagnement pédagogique des UD, le développement d’une attitude responsable, voire une stratégie ciblée, à l’endroit des populations vulnérables. Pour réduire les risques de contamination au VIH, on peut les soumettre de manière préventive aux ARV, intégrer les travailleurs sociaux dans les centres de soins et d’accompagnement de prévention en addictologie (CSAPA), renforcer les capacités des OBC et les acteurs de la chaine judiciaire, afin qu’ils puissent référencer et prendre en charge les UDI.  Ces mesures vont forcément conduire à la réduction de la mortalité, de la morbidité et de la transmission du VIH-VHB- VHC et autres dommages liés à l’usage des drogues.

Les travaux en atelier très  enlevés, ont été ouverts par M. le Délégué Régional de la Santé Publique pour le Sud, Charles YOPNDOI. Il a marqué sa satisfaction, de voir le Sud, Région aux trois frontières, donc exposée aux drogues, accueillir un atelier de cette envergure, dont les résultats lui seront bénéfiques. 
La recommandation forte issue  de cet atelier, consiste pour le Cabinet International Africa Synergy Plus, d’élaborer un Plan Stratégique National sur les RdR, l’ultime livrable dont la nécessité, eu égard  à la situation qui prévaut, demeure un impératif.
                                                                              
S.E.AKAMBA Ph.D.                                                                            
   CELCOM MINSANTE

Le Minsante

la santé, un avenir prometteur.

la vision de développement à long terme du Gouvernement est l’accession du Cameroun au stade de pays émergent aussi bien du point de vue économique qu’industriel à l’horizon 2035. Dans cette perspective, le rôle du secteur de la santé est fondamental dans la mesure où il ne saurait y avoir de développement sans une bonne santé des populations.

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